le grand débat

15h00 - 16h00 | AUDITORIUM

Le grand débat réunira Messieurs Driss El Yazami et Brice Lalonde pour discuter des enjeux climatiques à l'échelle mondiale. Ils
partageront leur vision pour un développement durable inclusif et respectueux des ressources terrestres.

driss el yazami

Est président du Conseil National des
Droits de l'Homme au Maroc et en charge de la
société civile pour la COP 22. Il est une figure
marocaine militante de lutte pour les droits de l'Homme et a co-écrit plusieurs ouvrages dont
« Le Paris arabe» (Ed. La découverte, 2003) et
« Générations » (Ed. Gallimard, 2009).

brice lalonde

Ancien ministre de l'environnement français,
travaille actuellement comme conseiller spécial
de l'ONU pour le développement durable. Il est un militant écologiste et auteur de plusieurs
ouvrages dont « Le ciel nous tombe sur la tête » (Ed. Arthaud, 2015), co-écrit avec Alain Hervé.

les tables rondes

15h00 - 16h00 & 16h30 - 17h30 | Salles de conférences et de formation

Les tables rondes accueilleront des experts de milieux différents (ONG, institutions publiques, instituts de recherche) pour
confronter leurs points de vue sur quatre thématiques : énergie renouvelables et habitat, villes durables et gestion des déchets,
agriculture et climat, justice climatique et éthique.

En partageant leur expertise sur ces sujets, nos intervenants montreront quelles les solutions existent pour un développement
durable dans ces domaines et comment nous pouvons lutter contre les changements climatiques en modifiant nos modes de
production et de consommation.

samedi
01
octobre

Energies renouvelables, efficacité énergétique et habitat

15h00 - 16h00 | Salle de conférences

Alors que l’exploitation et la consommation d’énergies fossiles dégradent notre environnement et contribuent grandement au changement climatique, les énergies renouvelables qui engendrent très peu de déchets et d’émissions polluantes se présentent comme l’alternative. Toutefois, si les grandes ONG environnementales plaident pour une transformation énergétique globale, jusqu’à atteindre 100% d’énergie « propre » en 2050, aucun objectif quantitatif pour la réduction des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables n’a été adopté lors de l’Accord de Paris. Secteur d’avenir en pleine expansion, permettant de générer des revenus et de créer des emplois, il est aussi la promesse d’un développement socio-économique.

 

Pays hôte de la COP22 cette année, le Maroc a inauguré début 2016 sa première centrale solaire dans le cadre d’un plan national ambitieux pour réduire sa consommation énergétique. Objectif ? Faire en sorte qu’en 2020, 42% de la production du pays provienne d’énergies renouvelables.

 

Mais à côté des programmes publics, ce sont aussi des initiatives locales adaptées aux populations qui doivent se développer notamment dans le domaine de l’habitat qui est un pôle de consommation majeur et représente par conséquent un potentiel important d’ économies. Faible pollueur à l’échelle internationale et peu résilient au changement climatique, le continent africain doit également développement des stratégies d’adaptation. Énergies vertes et efficacité énergétique, quelles sont les bonnes pratiques en matière d’habitat ?

Modérateur

Rachid Chriqi, trésorier de l’association Energie, Solidarité et Environnement

Intervenants

• Pierre Radanne, président de l’Association 4D (Dossiers et Débat pour le Développement Durable)
• Virginie Guy, du Groupes Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités (GERES)
• Abdoul Madjidi Moutari, du Réseau Climat et Développement

samedi
01
octobre

Agriculture et climat

15h00 - 16h00 | Salle de formation

On accuse l’agriculture de tous les maux : émissions de gaz à effets de serre, pollution des eaux, appauvrissement de la biodiversité, déforestation, surpâturage, érosion…

 

Et si l’agriculture était au contraire le remède et le rempart contre la dégradation de notre environnement ? La forêt n’est-elle pas un modèle d’écosystème durable, productif en abondance, généreux avec les animaux comme avec les humains, capable de s’adapter aux changements climatiques, autofertile ?

 

Les sols agricoles sont bien plus qu’un lieu où produire notre nourriture, ils abritent un ensemble de réseaux complexes de végétaux, d’animaux (vers, insectes), de champignons et de bactéries en interaction. Les sols vivants sont de véritables pièges à carbone constituant un puissant levier d’atténuation du changement climatique. Des équipes internationales de chercheurs ont démontré qu’une augmentation annuelle de 4 pour mille du taux de matière organique permettrait d’absorber les émissions de CO2 des activités humaines.

 

Il nous faut donc changer notre regard sur l’agriculture et les agriculteurs, considérer à nouveau qu’en plus de nous nourrir sainement, ils doivent redevenir les conservateurs des paysages et des ressources naturelles, et, ce qui est loin d’être négligeable, les garants d’un certain équilibre social.

Modérateur

Colette Gaillard, ingénieur agronome à Eco Transition Concepts et membre du Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc (RIAM)

Intervenants :

• Carline Mainenti, responsable plaidoyer à l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF France) et administratrice à Coordination Sud
• Zineb Benrahmoune Idrissi, ingénieur forestier et botaniste, créatrice du « Jardin de Zineb » et membre du Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc (RIAM)
• Zineb Alaoui, représentante de World Wide Fund (WWF)
• Bruno Romagny, chercheur à l’Institut de Recherche et de Développement (IRD)

samedi
01
octobre

Villes durables et gestion des déchets

16h30 - 17h30 | Salle de formation

La problématique de l’aménagement urbain est prioritaire pour améliorer notre qualité de vie et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Comment créer une « Ville durable » qui préserve nos ressources, nos paysages et notre territoire ?

Les villes durables proposent un nouveau modèle pour accroître l’activité économique tout en préservant l’environnement grâce à plusieurs actions dont le tri et le recyclage des déchets. En effet, sous l’effet de la croissance démographique, de l’urbanisation galopante et du développement économique, la gestion des ordures est devenue une question essentielle qui doit être pensée en terme d’impacts sur le climat, sur la santé et sur la sécurité des populations. La gestion des déchets touche également à des questions de société majeures comme l’inclusion sociale des chiffonniers et le changement de comportement des individus afin de réduire leur production de déchets et d’encourager le tri et le recyclage.

Les Villes durables seront-elles les leviers de nouveaux modèles économiques et de développement ?

Qu’est-ce qu’un écoquartier ?

Que recouvre la gestion durable des déchets? Comment mettre en place la gestion de proximité des déchets organiques et valoriser nos déchets ?

Modérateur

Selma Chaouki, coordinatrice « green-Project » L’Orange Bleue Maroc

Intervenants :

• Hassan Aslafy, président de l’Orange Bleue Maghreb et sociologue
• Mohamed Bakkari, chef de mission Collecte Déchets Verts, Gravas et Nettoiement de la Commune de Rabat
• Omar Saadani Hassani, doctorant chercheur sur la valorisation des boues actives
• Hugo Coste, chargé de coopération à Oujda pour le projet de jumelage Lille-Oujda

samedi
01
octobre

Justice climatique et éthique

16h30 - 17h30 | Salle de conférences

Face à une approche purement écologique du changement climatique, la justice climatique aborde les questions environnementales par le prisme de l’éthique, souhaitant rendre justice à ceux qui sont plus les gravement touchés par les bouleversements environnementaux. Elle remet la justice sociale au centre des préoccupations climatiques en invoquant le principe de responsabilité commune, mais différenciée, étant donné la participation inégale entre les pays et les populations au déséquilibre climatique.

Si les pays les moins développés ont besoin de soutiens financiers pour atteindre leurs objectifs pour le climat, les populations les plus vulnérables doivent aussi faire l’objet d’une préoccupation particulière. Alors que les catastrophes climatiques engendrent des mouvements de populations faisant croître le nombre de réfugiés climatiques, ce sont aussi certains groupes (les femmes et les jeunes pour ne citer qu’eux) qui sont touchés de manière plus inégalitaire par ces changements.

La question de la justice climatique est un enjeu majeur, qui doit être introduit de façon pérenne dans toutes les politiques pour le climat afin que soit pris en compte le sort des populations les plus vulnérables et afin que ces populations prennent part aux prises de décision. Il faut tenter de répondre à cette question qui reste en suspens : comment corriger les déséquilibres sociaux et les inégalités engendrées et/ou renforcées par les changements climatiques pour construire un futur plus durable, plus éthique ?

Modérateur

Abbes Benaissa, secrétaire du réseau des initiatives agroécologiques au Maroc (RIAM)

Intervenants
• Sophie Bava, chercheuse à l’Institut de Recherche et de Développement, spécialiste des questions religieuses et des migrations africaines
• Ouafae Sananes, Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International
• Rachaid Ait Benaim, président de l’association Amuddu Chantiers sans Frontières et membre du REMAJEC

actualités

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Depuis le 1er juillet 2016, la loi 77-15 interdit au Maroc la fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation de sachets en plastique. Cette démarche historique des pouvoirs publics doit servir d’exemple.

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